Comprendre ses intérêts !

Avoir une tonne de projets magnifiques à proposer et ne pas avoir la réception escomptée de notre jeune, quelle frustration pour toute la famille ! Pourtant, il y a peut-être un meilleur moyen de créer des occasions intéressantes et efficaces!

Comprendre ses intérêts !

Et si ce n’était pas d’un cahier de plus dont on avait besoin?


Sérieusement.

Il y a des périodes où la vie va vite.

J'en sais quelque chose!

Les rendez-vous s’accumulent. 

Les repas doivent être préparés. 

Les enfants grandissent. 

Il y a les imprévus, les projets, la fatigue… et, au milieu de tout ça, on regarde notre matériel scolaire en se disant qu’il faudrait peut-être ajouter...


un nouveau cahier.

Un autre outil.

Une nouvelle méthode.

Quelque chose qui va enfin faire fonctionner les apprentissages!


Mais si, justement, ce n’était pas ça qui manquait?


Parce que les apprentissages sont déjà là.


Dans ce qu’on fait. 

Dans ce qu’on regarde. 

Dans ce qu’on lit. 

Dans ce qu’on construit. 

Dans les discussions qui commencent spontanément. 

Dans les jeux. 

Dans les recettes. 

Dans les sorties. 

Dans les questions qui arrivent sans prévenir.

Et surtout, dans les intérêts du jeune!

Oui! 

Même l'adolescent!


On peut facilement tomber dans le piège du projet parfait!

On trouve une activité intéressante. 

On cherche les notions du programme. 

On prépare le matériel. 

On imprime. 

On organise.

Et finalement…

Le parent est passionné.

L’enfant, lui, n’a aucune envie de participer!

Qui n'a pas vécu ça?


Et là, ça devient frustrant.

Pour tout le monde!

J'ai expérimenté la situation et cest vraiment désagréable pour toute la famille !


Parce qu’on peut créer les plus beaux liens avec les matières obligatoires, mais si l’enfant n’a aucune raison de s’y intéresser, on risque surtout de créer une nouvelle obligation autour d’un intérêt qui n’était même pas le sien.


Oui mais la DEM !


Je sais!


Sauf qu'on n'a pas fait ce choix pour le ministère...


Alors avant de blâmer le nouveau cahier, le nouvel outil ou notre façon de faire…


Et si on revenait au début?


Pas ce qui devrait intéresser votre enfant.

Pas ce qui serait pratique pour travailler telle matière.

Pas ce qui ferait un joli projet à montrer.


L'enfant ❤️


Ses questions. 

Ses passions. 

Ses curiosités. 

Ses façons de jouer, de réfléchir et d’explorer.


Les matières sont partout!


C’est probablement l’une des choses qui changent le plus notre façon de voir l’école à la maison.


On n’a pas nécessairement besoin de créer une activité de mathématiques, puis une activité de sciences, puis une activité de français.


Les matières ne vivent pas dans des petites boîtes séparées.


Elles se croisent constamment!


Une recette peut amener des fractions, des proportions, de la lecture et de l’écriture!


Un jeu de société peut mener aux mathématiques, à la stratégie, à la communication et à l’argumentation!

Si tu veux de l'engagement et de l'argumentation, les jeux de société c'est une opportunité spontanée!


Un livre peut devenir une recherche, une discussion, une production écrite ou une porte vers l’histoire et la géographie.


Une construction peut faire surgir des notions de mesure, de géométrie, de sciences et de résolution de problèmes.


Un film peut devenir une occasion d’analyser, de comparer, de rechercher, d’argumenter ou de créer.


Un cahier n’a pas besoin de disparaître!

Les projets non plus!


Un jeu n’a pas besoin de devenir  éducatif  à tout prix!

En fait, je ne le conseille pas !

Il y a vraiment du potentiel au niveau du jeu sauf si ça devient une autre obligation scolaire lourde!


Un documentaire n’a pas besoin de remplacer une activité.


Un livre n’a pas besoin de porter tout le projet.


On peut les mettre ensemble!


Et c’est souvent là que ça devient beaucoup plus naturel ❤️


Partir de soi avant de chercher plus loin!


Partir des intérêts de l’enfant ne veut pas dire ne jamais lui faire découvrir autre chose!


Au contraire!


On peut essayer de nouvelles choses. Proposer des activités différentes.

Élargir ses horizons. 

Lui faire découvrir ce qu’il ne connaissait pas encore...


Mais il y a une différence entre élargir les horizons et supposer ce qui devrait intéresser notre enfant.


Parce que lorsqu’on part de quelque chose qui lui ressemble, on a déjà un point d’ancrage.

On sait pourquoi on explore.

On peut observer ce qui l’allume.

Ce qui le fait poser des questions.

Ce qui le pousse à chercher plus loin.

Et à partir de là, les apprentissages deviennent beaucoup plus viables!


Pas parce qu’on a trouvé la bonne méthode.

Mais parce qu’on a commencé par la bonne personne ❤️


L’enfant qui est devant nous!


Alors, la prochaine fois que vous aurez l’impression qu’il manque quelque chose à votre école à la maison…


Avant d’acheter un autre cahier.

Avant de chercher une nouvelle méthode.

Avant de vous demander comment faire entrer davantage de matières dans votre journée…

Prenez peut-être quelques minutes pour identifier ses intérêts!


Qu’est-ce qui l’intéresse en ce moment?

Qu’est-ce qui revient constamment dans ses jeux, ses conversations ou ses recherches?

Qu’est-ce qui lui donne envie d’en savoir plus?


D'ailleurs, j'ai créé un document entonnoir qui aide a démystifier le processus à partir de l'intérêt jusqu'à la matière !


Comprendre mes intérêts est disponible maintenant !


Annie